Valérie Tong Cuong

The first lady

Valérie Tong Cuong

Auré­lie Gail­lot : Bon­jour Valé­rie.

J’aurais pu vous accu­eil­lir en vous pro­po­sant d’ôter le masque, mais il sem­ble que le vôt­re soit tom­bé  il y a quel­ques années déjà… Long­temps, il y eu en vous deux facet­tes, une Valé­rie pour les autres, jovi­a­le, ouver­te, rai­son­née et puis cet­te aut­re Valé­rie, que vous décri­vez com­me som­bre, pes­si­mis­te, avec un état de vio­len­ce inté­ri­eu­re assez per­ma­nent.

À quel moment et pour­quoi — et com­ment — la dou­ceur et la paix se sont-elles immis­cées ?

Valé­rie Tong Cuong : C’est un hom­me, celui qui allait deve­nir mon mari, qui m’a appri­voi­sée puis réap­pris la con­fi­an­ce en la vie. Le pro­ces­sus a été très lent. Il lui a fal­lu une patien­ce infi­nie, cela se comp­te en années…  Puis d’autres ren­con­tres, très variées, sont venues enri­chir ma com­pré­hen­si­on du mon­de et m’ont per­mis d’accepter ma pro­p­re his­toi­re avec séré­nité.

 

Sont-ce vos erran­ces passées, vot­re retour à la vie, qui vous ont menée à écri­re vot­re der­nier livre – et ceux d’avant ?

C’est un ensem­ble, nour­ri bien sûr d’une tra­jec­toi­re en lig­nes brisées, mais sur­tout d’un par­cours de réflex­i­on loin d’être ter­miné.

 

Que res­sen­tez-vous quand l’idée du tex­te est là, quand l’histoire s’impose, quand vous savez que vous allez vous lan­cer dans une nou­vel­le aven­tu­re d’écriture ?

Une émo­ti­on inten­se, phy­si­que.

 

“Je m’allongeais et, jus­te après, j’entendais son­ner à la por­te, c’était l’heure des hom­mes et des grin­ce­ments de som­mier, je ne les ai jamais ren­con­trés, je n’ai enten­du que des voix et par­fois des cris, le len­de­main je trou­vais ma mère endor­mie sur le canapé, les cen­driers rem­plis, des bou­teil­les de biè­re vides sur le sol, par­fois même un sou­tien-gor­ge ou des col­lants, et quand je la réveil­lais, par­ce qu’il fal­lait bien qu’elle ail­le au bou­lot, elle com­mençait par m’engueuler.” (L’atelier des mira­cles – Valé­rie Tong Cuong)

 

Valé­rie Tong Cuong, que pen­sez-vous de l’humain ?

L’être humain est com­plexe et mag­ni­fi­que. Aus­si vul­néra­ble que riche de res­sour­ces. C’est le grand sujet de mon exis­ten­ce. Obser­ver, res­sen­tir, com­prend­re, trans­met­tre. Aller au cœur de l’humain, c’est ten­ter de décou­vrir le sens de la vie. Je ne me las­se pas d’étudier les par­cours, les com­bats, les quê­tes, les chu­tes et leurs con­sé­quen­ces posi­ti­ves com­me néga­ti­ves, les limi­tes, les freins, les accéléra­teurs, les clés.

 

Généra­le­ment, vot­re état d’esprit le matin au réveil, ça res­sem­ble à quoi ?

Embrumé ! (le réveil son­ne tôt le matin pour l’école de la peti­te der­ni­è­re). Puis effi­ca­ce, c’est mon rôle de mère de famil­le. Lorsque tout le mon­de est sur les rails, alors je me pose un moment. Une parent­hè­se de res­pi­ra­ti­on, de médi­ta­ti­on. La plu­part du temps,  je me sens plei­ne d’énergie et de gra­ti­tu­de pour ce fan­tas­ti­que cadeau qu’est la vie. Il m’arrive de me lais­ser débor­der par des con­tra­rié­tés, par des cha­grins pas­sa­gers, de tra­ver­ser des pas­sa­ges dif­fi­ci­les, com­me tout le mon­de. Mais désor­mais, il arri­ve tou­jours un moment où je me « remets en pla­ce ».

Cela n’a pas tou­jours été le cas. Une gran­de par­tie de ma vie s’est déroulée sous le sig­ne de l’ombre, de la tris­tes­se, de la rage. Depuis, ayant beau­coup appris sur le sens des évé­ne­ments, j’ai pu revoir, revi­si­ter dif­fé­rem­ment ce qui avait engendré tant de souf­fran­ce et me déli­vrer de ce poids.

 

L’atelier des mira­cles … Une façon de racon­ter la vie com­me vous aime­riez qu’elle soit — ou com­me vous pen­sez qu’elle est ?

C’est une mani­è­re de trans­met­tre ma visi­on, en effet. Je me suis posée tou­tes les que­s­ti­ons qui s’y trou­vent, aus­si bien cel­les qui con­cer­nent le pro­ces­sus de l’aide, les moteurs de la cha­rité, que cel­les qui ont trait à notre pla­ce dans ce mon­de – pour­quoi, com­ment on la perd, pour­quoi, com­ment on la (re)trouve.

 

Agis­sez-vous et si oui, com­ment agis­sez-vous, à vot­re niveau, en ter­me d’aide, de cha­rité ?

Depuis une ving­tai­ne d’années, je sou­tiens l’action de Jac­que­li­ne Bon­heur, une fem­me excep­ti­on­nel­le qui s’est eng­agée de diver­ses mani­è­res dans l’aide à l’enfance. Elle œuvre notam­ment au tra­vers de l’association Enfants bon­heur en Haï­ti, où la situ­a­ti­on des enfants est par­ti­cu­li­è­re­ment dif­fi­ci­le. J’ai éga­le­ment con­tri­bué à sou­te­nir d’autres asso­ci­a­ti­ons cari­ta­ti­ves au fil des années, mais au-delà de ça, je crois qu’aider autrui est avant tout une dis­po­si­ti­on d’esprit au quo­ti­dien. Etre à l’écoute, fai­re preu­ve de bien­veil­lan­ce, de toléran­ce, se rend­re uti­le de la mani­è­re la plus jus­te pos­si­ble, à tout instant. Une atti­tu­de que beau­coup de gens cul­ti­vent – et j’espère en fai­re par­tie. Cela n’est pas si sim­ple, nous som­mes tous pétris de réflexes défen­sifs, par­fois égo­ïs­tes, on se lais­se par­fois débor­der par nos réacti­ons, mais ça se tra­vail­le.

Accu­eil Enfants Bon­heur

Quand vous écri­vez… Racon­tez-nous le cad­re, l’atmosphère, le moment de la jour­née, le rythme, les pau­ses…. Des­si­nez-nous — avec vos mots, vot­re musi­que – Valé­rie Tong Cuong  en train d’écrire …

La plu­part du temps dans le silen­ce, mais pas tou­jours. Dans la jour­née, une fois rem­plies les obli­ga­ti­ons diver­ses, presque jamais ent­re 17h et 22h (trop d’agitation dans la mai­son), fré­quem­ment le soir tard. Dans ma bul­le invi­si­ble, très con­cen­trée, en orbi­te. Dans mon bureau, ou sur mon canapé, ou dans mon lit… dans mon mon­de, avec mes per­son­na­ges, dans leurs bras…

 

J’ai cher­ché des moments de vot­re vie de chan­teu­se, dans le grou­pe Quark ;   il n’y en a pas ? (Vous n’en avez pas un à me don­ner, par hasard ? 🙂

Eh bien si, en voi­là deux !

Mer­ci 🙂 Est-ce vous qui écri­viez les tex­tes ? Que racon­tai­ent-ils ?  Pour­quoi ce grou­pe n’existe plus ?

J’écrivais les tex­tes. Ils reflé­tai­ent des états d’âme, racon­tai­ent des parent­hè­ses de vie… nous avons arrê­té car j’avais des pro­blè­mes impor­tants de cor­des voca­les qui n’ont pas pu être réso­lus. Je ne peux plus chan­ter.

 

“Saviez-vous que les gens seuls meu­rent plus tôt ? Ils meu­rent de n’avoir pas d’échange. Ils meu­rent de ne rien dire. Ils ne deman­dent rien, on ne leur don­ne rien, alors ils meu­rent — et on est impuis­sant.” (L’atelier des mira­cles – Valé­rie Tong Cuong)

 

Est-ce que je me trom­pe si je dis que vous êtes une fem­me qui a un vrai et fort besoin de sens dans tout ce qu’elle vit, tou­che, entend …

Je ne pen­se pas qu’on puis­se par­ler d’un besoin de sens. Ce n’est pas un besoin, c’est une for­me de lec­tu­re. Je vois en effet du sens en tou­te cho­se. Je ne dis pas que je le décryp­te tou­jours instan­tané­ment, par­fois il me faut du temps, mais je con­sidè­re que tout fait sens – à moi de le décou­vrir. Donc il peut y avoir de la dif­fi­cul­té, mais pas d’incapacité théo­ri­que à me con­necter. Je me sens au con­trai­re con­nectée à tout ce qui m’entoure. Y com­pris à ce qui me déplait, ou me pose pro­blè­me. On en revient tou­jours au même : com­prend­re pour­quoi et com­ment.

 

“J’ai décidé de m’asseoir pour écou­ter le silen­ce.” (L’ardoise magi­que – Valé­rie Tong Cuong)

Valé­rie Tong Cuong, par­lez-nous du silen­ce…

Il m’est néces­sai­re, c’est un compag­non de rou­te. Mais le silen­ce abso­lu n’existe pas, et le silen­ce que j’aime est plein de vie. Il est une por­te d’accès au mon­de inté­ri­eur.

 

Valérie Tong Cuong, L'atelier des miraclesVot­re der­nier livre, L’atelier des mira­cles. Le tit­re (mag­ni­fi­que) et le qua­triè­me de cou­ver­tu­re, lais­se prés­a­ger une jolie his­toi­re, plei­ne de bons sen­ti­ments et d’actes gratuits. Bel­le idée se dit-on en atta­quant vot­re tex­te, que cel­le d’un lieu (l’atelier) pro­pi­ce au retour à soi, que cel­le d’un hom­me (Jean) qui voue son temps et son éner­gie à « sau­ver » l’autre, les autres.

Pas un instant – dans la pre­mi­è­re par­tie du livre — on ima­gi­ne que le sau­veur, Jean, agit pour se répa­rer lui-même, même s’il réa­git par­fois de façon qui lais­se sup­po­ser que tout n’est pas si sim­ple qu’il y parait.

Ce livre inci­te à se poser la que­s­ti­on de pour­quoi on aide les autres ; et de réflé­chir au sens pro­fond du mot cha­rité.

Vot­re livre m’a fait pen­ser à un ouvra­ge ayant trait à la phi­loso­phie boud­dhis­te. L’auteur pro­po­sait de nous que­s­ti­on­ner, quand nous éti­ons devant une per­son­ne en détres­se, avec l’idée de lui don­ner une piè­ce ou un mor­ceau de pain. Pour­quoi cet acte ? Dans l’attente d’un mer­ci ? Dans l’attente d’une recon­nais­san­ce ? Pour la satis­facti­on d’avoir fait une « bon­ne » acti­on ? Pour satis­fai­re son pro­p­re ego ?

Ou par amour de l’autre, cet incon­nu, cet humain en souf­fran­ce. Un amour spon­tané, sin­cè­re, qui n’espère, ne veut même pas d’un « mer­ci » en retour.

D’où la que­s­ti­on de savoir si don­ner à l’autre pour se satis­fai­re soi-même ou dans l’attente d’un retour est jus­te ?

Cela vous par­le-t-il ?

Ce qui me par­le, c’est de que­s­ti­on­ner l’acte de cha­rité : je pen­se enri­chis­sant pour cha­cun d’en décou­vrir les moteurs. En revan­che, je fuis les juge­ments. On peut aider autrui par­ce qu’on en a besoin soi-même, pour répa­rer quel­que cho­se, une part de soi — au bout du comp­te, on a aidé. Et à par­tir du moment où l’on prend con­s­cien­ce de cet­te part « égo­ïs­te », il y a de for­tes chan­ces qu’elle dimi­nue ens­ui­te au pro­fit d’une com­pas­si­on sin­cè­re.

Par ail­leurs, l’ego n’a pas for­cé­ment besoin d’un remer­cie­ment pour être flat­té ! Le sim­ple fait d’avoir don­né une piè­ce au men­di­ant entraî­ne­ra bien sou­vent une meil­leu­re esti­me de soi de mani­è­re méca­ni­que (je suis un type bien, j’ai don­né une piè­ce à ce pau­vre hom­me). Une fois enco­re j’ai envie de dire : et alors ? Pour­quoi juger ? Au final, la piè­ce a été don­née.

Ne pas juger, mais com­me il est mon­tré dans l’ouvrage dont vous par­lez, que­s­ti­on­ner, enco­re et tou­jours que­s­ti­on­ner. S’interroger nous per­met de gran­dir.

 

Long­temps, vous avez écrit dans la dis­cré­ti­on la plus abso­lue. Pour­tant, dans vot­re famil­le (vot­re maman, vot­re grand-mère) on aimait beau­coup les livres. Était-ce pour que per­son­ne n’entrevoit vot­re côté som­bre de l’époque, que vous ne par­ta­giez pas vot­re écri­tu­re ?

Ce n’était pas rai­son­né, mais en effet c’était une mani­è­re d’exprimer ce que j’estimais impos­si­ble à com­prend­re par les autres, même ceux qui m’aimaient le plus.

 

Main­te­nant que vot­re tra­vail d’écrivain n’est plus un secret, vous arri­ve-t-il de deman­der des cri­ti­ques à vos pro­ches quand un roman est en cours d’écriture, ou bien ne livrez-vous le tex­te qu’une fois ter­miné ?

Je deman­de sys­té­ma­ti­que­ment l’avis de mon mari, en cours d’écriture et à la fin. C’est lui qui a décou­vert le pre­mier que j’écrivais, lui qui m’a poussée à publier, et l’expérience m’a mon­tré qu’il avait un regard très enri­chis­sant sur les tex­tes. Il est tou­jours mon pre­mier lecteur, par­fois le seul en dehors de mon édi­teur, mais pas tou­jours. L’Atelier des mira­cles a été lu par trois per­son­nes avant d’être envoyé à Kari­na Hoci­ne, mon éditri­ce chez JC Lat­tès.

 

Me par­le­riez-vous de vos enfants ? Qui sont-ils, leur per­son­na­lité, leurs pas­si­ons… Et vot­re regard de mère sur eux …

J’ai deux fil­les, un fils et une bel­le-fil­le. Ils ont tous les qua­t­re des per­son­na­lités très dif­fé­ren­tes, mais ont en com­mun la généro­sité, l’esprit de soli­da­rité, l’humour, la créa­ti­vité et des valeurs éle­vées de jus­ti­ce et de toléran­ce. Je suis heu­reu­se de voir qu’ils ont un sin­cè­re sou­ci d’autrui. Ma fil­le aînée est ain­si par­tie seu­le en Haï­ti don­ner un coup de main à Enfants bon­heur, en man­que d’effectif durant l’été, alors qu’elle venait tout jus­te d’avoir dix-sept ans.

Quant à mon regard de mère, ce que je viens de vous dire est élo­quent, non ? Je suis com­plè­te­ment sub­jecti­ve et din­gue d’eux !

 

La cul­pa­bi­lité mater­nel­le, la con­nais­sez-vous ?

Je suis tout à fait con­s­cien­te que j’ai fait (et je con­ti­nue à fai­re) des erreurs. J’ai par­fois été trop sou­ple, par­fois trop exi­ge­an­te. Mais je crois que c’est le lot com­mun de tous les parents. J’éprouve par­fois de la cul­pa­bi­lité lorsque mon écri­tu­re ou la sor­tie d’un livre mono­po­li­se trop mon atten­ti­on. Actu­el­le­ment, je suis cha­que week-end loin de chez moi  pour des sig­na­tu­res et j’ai sen­ti un man­que, en par­ti­cu­lier chez ma peti­te der­ni­è­re qui n’a pas enco­re 9 ans… Je m’applique du coup à réta­blir l’équilibre en trou­vant plus de temps en semai­ne …

 

Vous avez pas mal voy­agé … Si vous ne deviez gar­der qu’un seul de ces voya­ges, ce serait quand, où et pour­quoi ?

Je ne peux pas répond­re à cet­te que­s­ti­on. Tous ces voya­ges sont incom­pa­ra­bles et il m’est impos­si­ble de les hiérar­chi­ser.  J’ai la chan­ce d’avoir de nom­breux très beaux sou­ve­nirs …

 

Le succès de l’Ate­lier des mira­cles a t’il redou­blé vot­re envie d’écrire, de com­mu­ni­quer via l’écriture ? Etes-vous déjà en train de créer une nou­vel­le ambi­an­ce, de nou­veaux per­son­na­ges, une nou­vel­le his­toi­re ?

Je suis en plei­ne réflex­i­on …

 

“En mar­chant jusqu’à la file des tax­is endor­mis, je me suis appli­quée à regar­der cet­te fois la lune bien en face, en cher­chant des indi­ces, des répon­ses, ou peut-être sim­ple­ment le sen­ti­ment d’une pro­tecti­on divi­ne. Dans la voi­tu­re, je suis restée col­lée à la por­ti­è­re tout le long du tra­jet, et je ne l’ai pas quit­tée des yeux, c’était dou­lou­reux, c’était effra­y­ant, et pour­tant tel­le­ment essen­tiel, ce cer­cle pâle posé dans l’immensité noi­re, un point de repè­re, l’unique fenê­t­re restée ouver­te sur ma vie.” (Big – Valé­rie Tong Cuong)

 

Les titres de Valérie Tong Cuong

 

Vos livres … En tant qu’écrivain, vous arri­ve-t-il de com­pul­ser vos tex­tes pré­cé­dents et de vous dire que « là, c’est mal écrit «  ou «  tiens, je ne dirais plus ça com­me ça «  et d’autres réflex­i­ons de ce sty­le ? A moins que vous préfé­riez ne jamais vous reli­re ?

Je ne me relis jamais. Ce qui a été écrit à un instant don­né cor­re­spond à un con­tex­te, un palier sur mon che­min per­son­nel. En revan­che, je con­ser­ve la tra­ce, l’empreinte de mes per­son­na­ges, de leur itinérai­re.

 

Vos émo­ti­ons, vot­re quê­te de vous-même se sont exprimées dans la chan­son, dans l’écriture. Des­si­nez-vous ?

Pas du tout, je n’ai aucun talent dans ce dom­ai­ne, et c’est un eup­hé­mis­me !

 

L’été est bien­tôt là. Vous avez des pro­jets ?

Me res­sour­cer, me recen­trer. Après un semes­t­re rythmé par de nom­breux dépla­ce­ments, j’aspire à la soli­tu­de. J’ai emma­ga­siné beau­coup d’émotions, d’informations qu’il est temps main­te­nant de revi­si­ter dans le cal­me. Je vais éga­le­ment con­sa­crer une bon­ne par­tie de l’été à ma famil­le, retrou­ver la joie d’être ensem­ble – c’est mon noyau dur, une sour­ce d’énergie sans limi­te. Ca rit, ça s’engueule, ça polé­mi­que, ça joue autour de la table. Des moments de pur bon­heur.

 

Mer­ci, Valé­rie Tong Cuong et par avan­ce, bel été 🙂

 

Valérie Tong Cuong, Portraits

Retrou­vez Valé­rie Tong Cuong :

  • Le same­di 25 et diman­che 26 mai au Salon de Vil­le­neu­ve sur Lot
  • Le 1er juin à la Librai­rie Page 5 de Bruz (35)
  • Le 8 juin au Cours de Ver­dun de Bourg en Bres­se
  • Le 14 juin à la Librai­rie Ana­gram­me de Sèvres (78)

Et sur son site :  http://www.valerietongcuong.com/index.html